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L’assurance complémentaire pour indépendant

Les différents contrats d’assurance complémentaire pour l’indépendant

Vous le savez certainement, en tant que travailleur indépendant, vous ne disposez pas du même régime de retraite que les salariés. Que ce soit à propos de la mutuelle, de la prévoyance ou de la retraite, les indépendants sont souvent bien moins lotis que les salariés. C’est pourquoi, souscrire à un ou plusieurs contrats complémentaire(s) (comme un Plan d’Épargne Retraite ou PER) présente tout son intérêt.

Assurance Complémentaire pour indépendant : mutuelle, prévoyance et retraite

Quels sont les besoins en mutuelle pour les travailleurs indépendants ?

La mutuelle sont une assurance complémentaire pour indépendant qu’il ne faut pas négliger.
Si les mutuelles d’entreprises sont obligatoires pour toutes les entreprises (et même les petites depuis 2016), c’est une chose différente pour les travailleurs indépendants. En effet, il n’est pas obligatoire de souscrire à une mutuelle en tant qu’indépendant. Néanmoins, il est fortement recommandé de le faire : en cas soins coûteux, être protégé par une mutuelle est crucial. C’est pourquoi, l’immense majorité des travailleurs indépendants souscrivent à une mutuelle.

Il est difficile de cibler précisément les besoins d’un travailleur indépendant pour une mutuelle, et la raison en est simple : cela dépend du métier de ce dernier. Comme pour chaque mutuelle, il est important de définir les besoins concrets du souscripteur : soins dentaires, hospitalisation, dépassement d’honoraires, etc. Souvent, les travailleurs indépendants choisissent une mutuelle bon marché : il faut faire attention à cela, car si l’on compare avec les mutuelles d’entreprise obligatoires, les salariés sont mieux couverts. Si vous êtes dans cette situation, choisissez une offre qui couvre réellement vos besoins.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible, pour les indépendants au régime réel d’imposition, de déduire des impôts les cotisations de la mutuelle. C’est la loi Madelin de 1994 qui le permet : chaque euro dépensé pour la mutuelle, est récupérable sur le bénéfice net de l’entreprise. De quoi réduire le coût réel de la dépense. Enfin, selon cette loi, les besoins sont couverts pour toute la famille du travailleur et offrent même une indemnisation lors d’un arrêt de travail.

Contrat de prévoyance : idéal pour les travailleurs indépendants ?

Contrairement à une mutuelle, on ne sait pas toujours ce qu’est un contrat de prévoyance. Il s’agit simplement de préserver les revenus du travailleur indépendant en cas d’arrêt du travail ou d’invalidité. Enfin, lors d’un décès, les proches du travailleur sont aidés financièrement. Ainsi, nous comprenons rapidement qu’un contrat de prévoyance est très important pour un travailleur indépendant : en effet, l’indemnisation de la Sécurité Sociale n’est pas toujours optimale, notamment en cas de décès. Par conséquent, souscrire à un contrat de prévoyance, c’est se protéger soi-même, mais aussi ses proches.

La majorité des travailleurs indépendants sont moins bien couverts que les travailleurs salariés lors d’un arrêt de travail. Ainsi, lorsque cela arrive, l’indépendant se retrouve souvent dans une situation financière plus délicate, le forçant à reprendre le travail plus rapidement. C’est pourquoi, souscrire à une prévoyance complémentaire permet de réduire cette différence, et d’être pleinement protégé lors d’un arrêt de travail.

Tout comme la mutuelle santé, il est possible de déduire des revenus professionnels imposables la cotisation pour ce contrat. De plus, en cas d’arrêt de travail, les cotisations du contrat prévoyance sont exonérées.

PER Pouillier Courtage

Pourquoi souscrire à une retraite complémentaire (PER) en tant qu’indépendant ?

Il existe plusieurs régimes de retraite pour les travailleurs indépendants. Depuis 2018, la majorité d’entre-eux a été rattachée à la Sécurité Sociale (la SSI plus exactement — la Sécurité Sociale des Indépendants). Néanmoins, les professions libérales et les exploitants agricoles disposent d’un régime de retraite différent.

Les libéraux relèvent de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL), sauf pour les avocats. En effet, les travailleurs indépendants qui sont avocats cotisent auprès de la Caisse Nationale des Barreaux Français (CBNF). Enfin, les exploitants agricoles relèvent quant à eux à la Mutualité Sociale Agricole (MSA). La MSA est loin d’être une caisse négligeable : plus de 2 millions de travailleurs indépendants y cotisent.

Cependant, il est important de souscrire à une retraite complémentaire : les travailleurs indépendants reçoivent souvent une retraite moins élevée que les travailleurs salariés. Ainsi, en souscrivant à une complémentaire (Plan d’Épargne Retraite ou PER), le travailleur perçoit un revenu supplémentaire lors de sa retraite. Ce qui permet de compenser la différence. Bien entendu, cela représente un investissement mensuel tout au long de la carrière de l’indépendant, mais lors de la retraite, la complémentaire reçue est bien loin d’être négligeable.

Quelle fiscalité pour les cotisations d’assurance complémentaire ?

Comme nous vous l’expliquions dans les paragraphes précédents, les travailleurs indépendants bénéficient des avantages liés à la loi Madelin. En premier lieu, cela signifie que toutes les cotisations sont imputables au bénéfice net de l’entreprise. Cependant, cette déduction est plafonnée :

  • à 10% du bénéfice imposable (dans la limite de 8 fois le montant du plafond annuel de la Sécurité Sociale) ou à 15% pour la part du bénéfice comprise entre 1 et 8 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale
  • à 10% du bénéfice imposable si ce dernier est inférieur au plafond annuel de la Sécurité Sociale

Enfin, en ce qui concerne les cotisations sociales, il s’agit simplement des mêmes que celles pour le travailleur indépendant (qui varient selon le régime). En effet, ces dernières sont considérées comme un revenu complémentaire, et sont donc soumises aux cotisations sociales.

Quels paiements de cotisations pour quelles caisses de retraite ?

En tant que travailleur indépendant, notamment si celui-ci dispose du régime réel (ce qui exclut donc l’auto-entrepreneur), il est préférable de faire payer les cotisations auprès de l’entreprise. En effet, cela permet de profiter de la loi Madelin, et alors de déduire ces dépenses du bénéfice net de l’entreprise.

Néanmoins, il est possible pour le travailleur indépendant de payer personnellement ses cotisations, c’est le cas de l’auto-entrepreneur qui ne dispose pas d’autre choix. Cependant, ce n’est pas recommandé en cas de régime réel.

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